La gouvernance climatique au Cameroun : sociologie d'une action publique internationale en contexte africain

La gouvernance climatique au Cameroun
La multiplication des événements climatiques extrêmes (sécheresses,
inondations) du fait de la hausse de la température mondiale a conduit
les États de la planète à mettre la question du changement climatique sur
leur agenda politique. Le Cameroun n'en fait pas exception. Traiter de la
gouvernance climatique au Cameroun conduit nécessairement à analyser
comment se construit l'action publique de lutte contre le changement
climatique au Cameroun. Elle apparaît comme une configuration d'action
publique multi-niveaux. Ainsi, la Convention cadre des Nations Unies sur le
changement climatique en constitue l'arène climatique globale.
Le Cameroun, en tant que pays de forêt tropicale, a contribué à mettre
sur l'agenda des négociations du régime climatique post-2012, le REDD+
( Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation ) comme
instrument de réduction des émissions forestières de gaz à effet de serre.
La transposition de cet instrument au niveau national se fait dans le cadre
d'instances transnationales et supranationales de mise en convergence
des politiques climatiques au niveau sous-régional, ce qui traduit le poids
de ce qu'il est convenu d'appeler les partenaires au développement et des
acteurs transnationaux dans les politiques publiques au Cameroun. Les
dynamiques de réappropriation du REDD+ dévoilent une monopolisation
de la politique climatique par les experts transnationaux, dans un contexte
post-autoritaire, caractérisé par une certaine indifférence politique vis-à-vis
des politiques publiques.