Mythe et création 2 : l'oeuvre, l'imaginaire, la société

Mythe et création 2 : l'oeuvre, l'imaginaire, la société

Mythe et création 2 : l'oeuvre, l'imaginaire, la société
2007239 pagesISBN 9782915797398
Format: BrochéLangue : Français

Fruits d'une collaboration entre des chercheurs de l'Université de

Savoie (LLS) et des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles

(SIRL), les études réunies dans ce volume s'inscrivent dans le

prolongement des travaux publiés en 2005 dans Mythe et Création.

Alors que Mythe et Création abordait la dynamique de l'imagination

créatrice dans ses rapports aux diverses formes de légalité qui à

chaque époque structurent et configurent le champ du savoir (le

mythe, les genres, les figures, etc.), le présent volume s'attache aux

rapports qui se nouent entre l'oeuvre, l'imaginaire et la société.

Il reprend la question des rapports du mythe et de la littérature

afin de l'inscrire dans un horizon plus vaste et de faire apparaître

la dimension utopique et l'exigence communautaire que toute

oeuvre authentique porte en elle. Aussi, au lieu de s'interroger sur

les rapports de l'oeuvre littéraire à la société (comme si la première

n'était jamais que le produit ou le reflet de la seconde), ne convient-il

pas d'interroger en premier lieu le pouvoir instituant de l'oeuvre

littéraire à même le champ social ? La littérature ne participe-t-elle

pas de façon privilégiée à ce que Castoriadis appelait l'institution

imaginaire de la société ? N'y a-t-il pas alors contradiction entre le

pouvoir instituant de l'art et de la littérature, leur emprise sur le

réel, et le principe de leur autonomie qui les retranche du monde

pour les livrer à l'immanence des formes, au jeu d'une finalité sans

fin ? Si la modernité esthétique depuis Kant défend le principe de

l'autonomie de l'oeuvre d'art, qu'en est-il des rapports de l'esthétique

à la société ? Sommes-nous condamnés à couper l'oeuvre de tout

contexte, de tout référent, de toute expérience de vie ? Tout se passe

alors comme si l'oeuvre, captive de ses jeux d'échos et de miroirs,

n'avait souci que d'elle-même. Inversement, devons-nous sacrifier

l'autonomie de l'oeuvre à son statut de fait social ?

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