Demain la Suisse : dialogue avec Tim Guldimann, diplomate et citoyen

Pendant un quart de siècle, Tim Guldimann est intervenu dans des conflits à
l'étranger en qualité de médiateur et d'ambassadeur. Au moment de quitter
la carrière diplomatique, il dresse un bilan sans complaisance de ses expériences
et il analyse sans fard les défis auxquels notre pays est confronté.
Diplomate atypique, Tim Guldimann joua un rôle de négociateur pendant la
guerre de Tchétchénie entre indépendantistes et pro-russes. En Croatie, puis
au Kosovo, il assuma des mandats délicats pour le compte de l'OSCE et de
l'ONU. En 2014, au plus fort de la crise ukrainienne, il assista le conseiller
fédéral Didier Burkhalter, président en exercice de l'OSCE, pour nouer le
dialogue entre le Kremlin et les autorités de Kiev. En poste pendant cinq
ans à Téhéran, il fut chargé de la défense des intérêts américains en Iran.
Il est un observateur privilégié de la scène proche-orientale. Finalement,
de 2010 à 2015, il a représenté la Suisse en Allemagne.
Dans ce livre-entretien, Tim Guldimann aborde les thèmes les plus controversés
de la politique intérieure et extérieure suisse : le refus d'admettre
que nous sommes un pays d'immigration, le dilemme européen entre un
bilatéralisme discriminant et une adhésion pour l'instant irréaliste, une
politique étrangère entravée par le dogme de la neutralité, la démocratie
directe et l'idéologie de la souveraineté illimitée du peuple, le déclin du
plurilinguisme par le mépris alémanique des langues nationales, etc. Citoyen
engagé et homme de gauche, il revendique une totale liberté d'opinion et
son appartenance à la mouvance sociale-libérale.