Le temps de nous aimer : Robert, Denise et Victor : courriers de guerre 1914-1918

Le temps de nous aimer : Robert, Denise et Victor : courriers de guerre 1914-1918

Le temps de nous aimer : Robert, Denise et Victor : courriers de guerre 1914-1918
Éditeur: La Martinière
2012332 pagesISBN 9782732449272
Format: BrochéLangue : Français

En septembre 1914, le gouverneur des colonies en retraite Victor Rey, 62 ans, et Robert,

son unique fils, 26 ans, journaliste et critique d'art, s'engagent comme simples soldats.

Ils servent au même canon à Verdun, dans la Somme, au Chemin des Dames, en Alsace.

Ils aiment en parfaite complicité la même femme et lui envoient plus de mille lettres, exprimant leur

amour, les horreurs de la guerre, leur idéal républicain, leur amour de l'humanité. À leurs lettres, ils

joignent des centaines de photographies, d'étonnantes caricatures guerrières et des fleurs séchées.

L'objet de leur amour s'appelle Kikite, 25 ans, premier prix de violon du Conservatoire, que Robert

a épousé en 1912 et qui répond à chacune des lettres des deux hommes. De ses réponses, il ne reste

aucune, Victor et Robert les brûlant après lecture de peur qu'elles ne tombent - avec eux - aux mains

de la soldatesque. Elle, conserva pieusement leurs lettres.

«Je n'ai rien vu, rien lu, rien su dans l'histoire de comparable à ce que font ici les

fantassins. Cette constance collective, ces nerfs matés à jamais, ces hommes qui

tiennent à plat ventre dans ce terrain volcanique, attendant pendant des heures,

sentant venir pendant des heures, parmi la pluie des marmites, "la marmite" qui va

les mettre en bouillie, c'est inimaginable c'est irracontable» , lui écrit Robert le

11 mai 1916 depuis Verdun.

«J'ai fait remarquer à Robert que nous partions pour la Somme, et que nous devions

nous attendre à tout, donc, dans ces conditions, toute minute qui n'est pas occupée

de vous, de lui, de moi, de nos tendresses réciproques, de nos avenirs possibles et

de nos angoisses comme de nos espérances présentes, est une minute perdue et que

nous sommes coupables de perdre. Je lui ai dit que nous n'avions que le temps de nous

aimer et le devoir de le faire.» (...) Victor, le 27 septembre 1916.

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