Penser la peine

- Peut-on justifier la peine dans une société démocratique
?
- Avec quel degré de sévérité convient-il de punir tel ou
tel méfait ?
- En quel sens les délinquants sont-ils responsables de
leurs actes ?
Sans centrer son propos sur l'institution carcérale Penser la
peine passe en revue les grandes traditions philosophiques
qui abordent ces questions, en soulignant souvent leurs
insuffisances du point de vue démocratique. En particulier,
l'ouvrage met en cause la thèse selon laquelle un
criminel doit être puni parce qu'il le mérite. En distinguant
la peine comme instrument de protection des droits
et la peine comme expression du blâme de la société, il
dessine les contours d'une philosophie pénale compatible
avec la liberté et l'égalité démocratiques.
Des documents pour compléter la réflexion :
- République populaire de Tchécoslovaquie : loi portant création des
camps de travail forcé ; exposé des motifs (1948).
- Statut de la Cour pénale internationale ; extraits (1998).
- Organisation des Nations Unies : ensemble de principes pour la protection
de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de
détention ou d'emprisonnement (1988).
- Organisation des Nations Unies : règles minima pour l'élaboration de
mesures non privatives de liberté (1990).
- Cour suprême des États-Unis ; décision Furman v. Georgia (1972).