Le baron de Hirsch : un financier au service de l'humanité

Le baron de Hirsch
Un financier au service de l'humanité
Parmi les grandes sagas financières, celle du baron Maurice de Hirsch (1831-1896) est l'une des plus flamboyantes. Financier de haut vol, c'est l'un des cofondateurs de la future Banque de Paris et des Pays-Bas. Pariant sur le développement des chemins de fer, il devient le maître d'oeuvre de l'Orient-Express.
Mais ce petit-fils d'un banquier allemand, amateur de chasse et de champs de courses, n'est pas seulement un capitaliste ambitieux. L'industriel juif de Bavière affiche son cosmopolitisme, sillonnant l'Europe de Paris à Munich, de Londres à Vienne. Millionnaire aux idées sociales, c'est un précurseur de l'action humanitaire. Il consacre une bonne part de sa fortune à un grand projet : l'émigration des juifs d'Europe de l'Est, victimes de l'antisémitisme. Il entreprend de les réinstaller en Argentine et aux États-Unis. Une entreprise épique qui aura une postérité : Écoles en France et dans l'Empire ottoman, hôpital en Grèce, fonds d'aide aux États-Unis, institut social au Canada, synagogues à travers le monde... nombre d'institutions perpétuent aujourd'hui le nom du philanthrope.
À la disparition de son fils unique, il avait noté : « J'ai perdu mon fils, mais pas mon héritier ; l'humanité est mon héritière ». Avec cette biographie, Serge-Allain Rozenblum fait revivre l'une des figures singulières du capitalisme du XIX<sup>e</sup> siècle.