Le dieu des femmes

Quelles que soient les «raisons plus ou moins
troubles» de pareille représentation, reconnaissons
que bien loin d'être préjudiciable au
caractère objectivement historique de cette
enquête, elle dénote chez Vuarnet une disposition
«affinitive» préalable à son investigation
: disposition en vertu de laquelle l'auteur,
s'identifiant au support d'une expérience
morale, réactualise du même coup l'univers
apparemment révolu où cette expérience se
pratiquait.
Identification réactualisante d'ailleurs propre
à quelques grands historiens - je songe au
Michelet de La Sorcière - mais en l'occurence
plus particulièrement à Ernest Hello auquel, à
juste titre, Vuarnet se réfère à plusieurs reprises
(...). C'est dans cet esprit qu'après le Philosophe-artiste
Vuarnet nous décrit les Extases
féminines , où nous le voyons prendre place à
son tour, je ne sais trop si parmi les neveux de
ces saintes femmes - à tout le moins parmi
les plus savants et les plus avertis de leurs
spectateurs. Pierre Klossowski (NRF)