Notice sur les études romaines de Plombières (Vosges)

Au XIX<sup>e</sup> siècle et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les médecins consultants aux eaux ont beaucoup écrit. Soucieux de la valorisation de leurs stations thermales, ils ont multiplié les ouvrages, plaquettes et articles, à une époque où l'imprimé était encore le plus sûr vecteur d'une communication ciblée à l'attention de leurs confrères et patients.
Ces publications constituent un genre en soi, que nous nommerons « littérature thermale ». Ses fondements remontent au XVI<sup>e</sup> siècle, quand paraissent les premiers titres en langue française. On y trouve généralement combinés des aspects historiques, géographiques et médicaux.
La plaquette du Dr Daviller ne déroge pas la règle, même si l'agencement s'avère quelque peu bousculé : les données médicales, qui généralement concluent ce type d'ouvrage, sont ici en ouverture, en six courts chapitres (« Traitement du rhumatisme, de la goutte et des névralgies ») ; suit un « Aperçu historique sur le bain Stanislas », puis une liste de « Promenades et excursions aux environs de Plombières », réalisée par le Club alpin français d'Épinal et sa sous-direction de Plombières.