Un petit roman lumpen

Dans ce dernier roman publié de son vivant,
Roberto Bolaño abandonne les territoires
qui ont marqué son parcours et son imaginaire
personnels pour se déplacer vers
la ville de Rome.
«Il n'y a ni mélodrame, ni auto-apitoiement,
ni fantaisies rédemptrices au-delà de la
simple illusion d'une vie meilleure. Mais
il y a une grande adresse dans l'irrésistible
innocence dont Bolaño dote la protagoniste.
Chez elle vibre, sans y paraître, l'intelligence
sentimentale du meilleur Bolaño.
[...] Tout son art se trouve dans la pitié
diffuse et à peine visible, l'amertume des
vies malsaines sans culpabilité, les frustrations
voilées mais invincibles et la vigueur
psychologique qui permet d'évoquer des
personnages, simples en apparence, mais
à la trajectoire complexe.» (Jordi Garcia,
El País )