Les dramaturges antillaises : cruauté, créolité, conscience féminine

Cet ouvrage tente de redéfinir l'identité antillaise à travers l'étude
de pièces de théâtre écrites par des auteures féminines (Maryse Condé,
Simone Schwarz-Bart, Michèle et Ina Césaire, Gerty Dambury et
Suzanne Dracius). La dramaturgie est d'abord examinée comme
expression du corps, de la musique et de la danse en tant que théâtre
cruel, miroir de la conscience antillaise. Une tracée des courants
théoriques de la Négritude à la Diversalité situe le rôle du théâtre
antillais au féminin comme révélateur du devenir antillais. Les analyses
pointues des pièces témoignent du processus de double-émancipation
de la femme et du peuple antillais face à sa propre histoire.
L'avènement d'une conscience féminine libère enfin l'écriture
féminine et l'inscrit dans un monde à part entière, libre d'un passé
pesant.