L'île d'Elbe et le retour de Napoléon : 1814-1815

«Rien dans l'histoire n'a ressemblé à ce quart d'heure» écrira Victor
Hugo à propos de l'épopée des Cent-Jours. Mais comment fut-elle
rendue possible ? Pourquoi l'île d'Elbe ne fut pas cette «île du
repos» promis à Napoléon ? À la suite du hors série consacré à la
Campagne de 1814, cet album s'intéresse, avec de nombreuses
images et cartes à l'appui, à l'exil de Napoléon à l'île d'Elbe, ce
royaume lilliputien qu'il reçut en échange de sa renonciation au
trône. Retrouvant son énergie après les cruels jours d'avril 1814 où il
manqua de sombrer, l'Empereur allait transformer son île pour
mieux renaître moralement.
Mais on intriguait contre lui à Vienne comme à Paris. Entouré d'ennemis,
les périls étaient nombreux. Sous des dehors bonhommes,
l'Empereur de ce «carré de choux» selon la formule célèbre de
Chateaubriand s'employa à déjouer les pièges qui lui étaient tendus.
Partant, il masqua ses intentions jusqu'au dernier moment. Le livre
reviendra sur les raisons de son départ et apportera des éclairages
nouveaux sur ce qui restera longtemps une énigme.
Puis ce fut le temps de l'aventure, de la grande aventure. La traversée
maritime vers la France fut hautement périlleuse. Un vent contraire
aurait pu en effet tout compromettre. Le lecteur comprendra mieux
son périple à l'aide de cartes détaillées soulignant les dangers qu'il
rencontra. Son débarquement à Golfe-Juan le 1<sup>er</sup> mars 1815 ne fut
pas moins risqué. L'album le suit ensuite dans sa remontée sur Paris
sur les chemins de ce qui deviendra la «Route Napoléon». Au fil des
jours, l'armée se rallia comme un seul homme rendant possible un
«vol de l'Aigle» jusque là improbable. Après vingt jours incroyables,
l'histoire se terminera près des tours de Notre-Dame.