Entreprises publiques locales : SEM, SPLA, SPL

Les collectivités territoriales et leurs groupements
disposent dorénavant d'une gamme
d'entreprises publiques locales (EPL) leur
permettant de mettre en oeuvre leurs projets
de développement ou de gestion.
En effet, à côté des SEM locales, outil traditionnel de partenariat public-privé oeuvrant dans
le champ de la concurrence, le législateur a créé la société publique locale d'aménagement
(SPLA), intervenant dans le domaine de l'aménagement, puis, plus récemment, la société publique
locale (SPL) susceptible d'intervenir dans tous les domaines de compétence des collectivités
actionnaires.
En restreignant l'actionnariat de ces deux derniers types d'EPL aux collectivités territoriales
ou leurs groupements et en les obligeant à n'intervenir que sur le territoire de leurs actionnaires,
le législateur a tenté ainsi de répondre aux désirs des collectivités de posséder un outil
oeuvrant en dehors de toute procédure de concurrence. Les SPLA et SPL ont donc été conçues
pour posséder intrinsèquement les qualités requises pour être considérées comme « in house »
ou ayant un caractère de « quasi-régie ».
Pour autant des questions se posent quant à leur régime juridique. Remplissent-elles vraiment les
critères du « in house » ? Doit-on prendre des précautions supplémentaires ? Si oui, lesquelles ?
Les contrats qu'elles peuvent conclure (concession d'aménagement, délégation de service public,
mandat entre autres), présentent-ils des singularités par rapport à ceux signés par les SEM ?
Peuvent-elles réaliser des opérations pour leur propre compte ? Quel est le régime juridique
de leurs propres contrats ? Autant d'interrogations qui se posent aux collectivités et élus voulant
créer de telles structures.
La vocation de cet ouvrage, qui envisage chaque type d'EPL, est de permettre aux collectivités,
à leurs dirigeants élus et à leurs personnels, comme à ceux des EPL, de répondre à l'ensemble
des interrogations relatives à ces structures juridiques.