Penser en formes et en couleurs

Les artistes
Georges Adilon | Geneviève Asse | Jean-Michel Atlan
Bernard Aubertin | Frédéric Benrath | Jean-Pierre Bertrand
Alan Charlton | Olivier Debré | Robert Delaunay | Philippe Dereux
Fred Deux Erik | Dietman | Philippe Droguet | Jean Dubuffet
René Duvillier | Étienne-Martin | Jean Fautrier | Lucio Fontana
Jean-Pierre Giard | Hans Hartung | Alexej von Jawlensky
Alain Kirili | Fernand Léger | Eugène Leroy | Christian Lhopital
Alberto Magnelli | François Morellet | Olivier Mosset
Henri Nouveau | Marta Pan | Steven Parrino | Hans Platschek
Serge Poliakoff | Judit Reigl | Alfred Reth | Max Schoendorff
Emil Schumacher | Phil Sims | Pierre Soulages | Warlukurlangu
Ce premier accrochage des collections du XX<sup>e</sup> et du XXI<sup>e</sup> siècle, depuis la création du pôle des musées d'art, emprunte son titre à un aphorisme de Georges Braque, publié en 1917 par le poète Pierre Reverdy dans la revue Nord-Sud : « Le peintre pense en formes et en couleurs. » Cet accrochage est conçu autour de l'expérience de la couleur et des rapports entre forme et couleur, de la tête mystique d'Alexej von Jawlensky (1923) à Escort d'Olivier Mosset (1987).
Deux collections pouvant n'en faire qu'une momentanément, comme si elles se mêlaient l'une à l'autre, dans un jeu de miroirs. C'est à cette fiction, résolument expérimentale, que répond notre accrochage. Un accrochage qui s'écarte du récit linéaire et chronologique de l'histoire de l'art et qui s'attache à tisser des correspondances entre des oeuvres issues de deux collections voisines et complémentaires. En 1988, l'exposition La couleur seule, l'expérience du monochrome , conçue par le Musée d'art contemporain, situé alors au Palais Saint-Pierre, explorait la diversité des propositions artistiques autour de la pratique du monochrome. Parmi les oeuvres exposées, certaines rejoignirent les collections du mac<sup>LYON</sup>. Elles sont présentées ici dans un contexte inédit, en regard des oeuvres du musée des Beaux-Arts, selon des confrontations qui jouent de dissonances ou de familiarités inattendues.