Le mal. Vol. 2. Approche psychanalytique du récit yahviste des origines

Dans le premier volume de sa trilogie sur le mal, le théologien
allemand Eugen Drewermann s'est livré à une analyse exégétique
très fouillée du récit des premiers chapitres de la Genèse, amenant le
lecteur à de nouvelles questions. Dans ce second volume, il élargit
son regard à l'aide de la psychanalyse pour mieux appréhender le
dogme chrétien, la relation de l'homme à Dieu. «Si donc nous faisons
appel au langage psychanalytique, écrit-il, c'est uniquement pour
montrer que, formant un tout, l'homme se détruit nécessairement
lui-même en vivant sans Dieu ou contre Dieu.» Pour délivrer
l'homme de sa peur, pour le libérer d'une théologie culpabilisante, il
lui faut retrouver un sens nouveau. Seule cette foi en Dieu peut
permettre à l'homme de trouver la confiance pour «consentir à lui-même,
sans amputer son existence. Et tout comme la soif et la mort
de soif sont une preuve de l'existence de l'eau, il faut voir dans le
désir et même dans la souffrance du désespoir, une preuve de
Dieu...».