La démocratie belge malade de sa particratie : de l'Orange bleue au Fortisgate

Quand le pouvoir politique réel s'est concentré entre
les mains de quelques Présidents de partis, qu'il n'est plus un
moyen mais une fin qui transcende l'intérêt de l'ensemble des
citoyens, alors la démocratie est en danger. Chaque décennie
qui passe voit les Assemblées de représentants se dénaturer
un peu plus. Elles ne sont plus les lieux où les élus du peuple
finalisent les attentes des citoyens et contrôlent leur mise en
oeuvre par les Exécutifs, mais des chambres d'entérinement
théâtralisées régies strictement par la «discipline de parti».
Découragés par la complexité des institutions
politiques belges et irrités par les dérives de la classe
politique, trop de citoyens, réduits épisodiquement à leur
seule capacité de vote, ont succombé à un apolitisme qui
menace gravement notre démocratie. Il ne faut donc pas
supprimer les partis politiques mais recadrer et rééquilibrer
leur pouvoir au profit d'une véritable participation des
citoyens. Cette mutation exige qu'une éducation civique et
politique leur soit donnée dès l'école. Car c'est le niveau de
conscience politique des électeurs qui détermine la qualité
des élus, pas leur popularité...