Contes gaillards de la Renaissance

Histoires coquines pour l'agrément des dames et la
récréation des tristes, récits facétieux et érotiques, «gaietés»
et autres plaisanteries bien salées et poivrées : les contes et
nouvelles, souvent galantes et licencieuses, ponctuent les
veillées de la Renaissance. Le langage amoureux s'enrichit de
toutes sortes de «gaillardises». Des princes se mettent à
l'école des conteurs. Marguerite de Navarre compose
l' Heptaméron où l'on est paillard comme dans Boccace.
Maître ès plaisirs, Brantôme écarte les rideaux des baldaquins
et fait une chronique gloutonne des «choses gayes» et amours
de la cour des Valois. De cette pléiade de beaux deviseurs,
émerge Bonaventure Des Périers qui enchante par ses saillies
d'une succulente gaieté. Ne disait-il pas qu'il faut se méfier
du devant d'un boeuf, du derrière d'une mule et de tous les
côtés d'un moine ?
À travers narrations érotiques et petites histoires de
moeurs, c'est à un étonnant voyage gaillard et amoureux
que nous convie Gérard Lomenec'h dans l'imaginaire et les
fantasmes de la Renaissance.