Agneaux : rive gauche, lignes droites

Agneaux d'hier...
etymologiquement le nom de la ville renvoie aux petits de la brebis, en raison de la présence, aux temps les plus anciens, d'élevages ovins fournisseurs d'un artisanat textile réputé dans la région.
Le titre de ce livre de Serge Desoulle « Agneaux, rive gauche, lignes droites » en forme de clin d'oeil au fameux « Rive gauche-Rive droite » parisien n'a pas d'autres buts que de symboliser, d'abord la position géographique d'Agneaux par rapport à la Vire et ensuite ces belles percées, anciennes et nouvelles, qui traversent de part en part, cette ville dont Serge Desoulle, pour y avoir habité et travaillé pendant 45 ans, nous fait découvrir bien des aspects ignorés et attachants.
Comme souvent, les archives ont brûlé en 1944 et les autres avaient déjà disparu. Tout le mérite de Serge Desoulle réside donc dans la reconstitution de l'histoire d'Agneaux, autour de son château, de son église, de sa mairie, à proximité de Saint-Lô, sa puissante voisine, tout en décrivant, pour la période contemporaine, le nouvel Agneaux avec son augmentation constante de population, ses zones d'activités, son centre commercial et, fait rarissime, la création et la réussite d'un véritable « coeur de ville ».
Ce livre permettra ainsi à toute la population agnelaise de mieux connaître son histoire au fil des siècles et, à l'extérieur de montrer une ville qui a su grandir (12<sup>è</sup> ville du département) tout en conservant ses lignes de conduite... droites !
René Gautier
...et d'aujourd'hui
la nouvelle place de la Palière (ci-contre) est un parfait symbole de la transformation d'un gros bourg rural en ville moderne avec un véritable « coeur » au centre et, en périphérie, des entreprises et une zone commerciale.