Le dernier message de Sandrine Madison

Sam et Sandrine Madison enseignent tous deux - elle
l'histoire et lui la littérature - à l'université de Coburn,
en Géorgie. La nuit où Sandrine succombe à un mélange
de vodka et de Demerol, on peut croire à un suicide. Le
comportement singulier de Sam lui vaut cependant d'être
accusé du meurtre de sa femme, malgré l'absence de preuves.
Aux premières heures du procès, tout est envisageable :
Sam semble sincèrement effondré et, à l'entendre, Sandrine
avait de bonnes raisons de vouloir mourir. Pour autant, il
n'est pas impensable qu'il l'ait tuée : plusieurs témoignages
éclairent l'affaire d'un jour nouveau qui ne lui est pas favorable.
Les souvenirs de l'accusé, qui se déploient en contrepoint
des attaques du procureur et des arguments de l'avocat
de la défense, brossent un paysage conjugal d'une extrême
complexité, embrouillant le jugement du lecteur. Des deux
conjoints, lequel a manipulé l'autre ?
Plus qu'un «roman de prétoire», Le Dernier Message de Sandrine
Madison est, pour reprendre l'impeccable formule de
Joyce Carol Oates, «l'autopsie d'un mariage... mais aussi une
histoire d'amour inattendue».