Les écrivains de langue italienne sous le fascisme, 1922-1945 : l'imbroglio

Les écrivains de langue italienne sous le fascisme, 1922-1945 : l'imbroglio

Les écrivains de langue italienne sous le fascisme, 1922-1945 : l'imbroglio
Éditeur: L'Harmattan
2014138 pagesISBN 9782343034980
Format: BrochéLangue : Français

Malaparte, écrivain fasciste italien, imbu de civilisation latine, considère avec une aversion

profonde, tout ce qui est teutonique : de la germanité ancestrale est issu le national-socialisme

avec un atavisme sauvage.

L'engagement politique de Benedetto Croce, d'Italo Calvino, l'arrestation de Carlo

Lévi, celle de Leone Ginzburg, attestent, s'il en était besoin, d'une opposition au régime

fasciste et de l'existence d'une Résistance italienne, peu connue.

Au cours des intenses persécutions de 1942, Elsa Morante et Alberto Moravia quittent

Rome pour se réfugier dans les régions montagneuses. Sur ces chemins de terre pierreuse,

l'homme en costume trois-pièces, la jeune femme élégante en robe de cretonne à fleurs et

chaussures de ville, accompagnés de l'âne acheté pour y fixer leurs valises, pourraient-ils

passer inaperçus ?

Carlo Lévi évoque son séjour forcé dans la région isolée des Pouilles, région desséchée

où le printemps n'amène ni fleurs ni fruits. Il découvre un monde de misère où les hommes

n'ont d'autre choix que l'exil ou devenir brigands, de villageois au caractère simple qui,

avec des communiqués officiels peu clairs ne comprennent rien à la guerre, ne savent plus

si les Allemands sont alliés ou ennemis, les Américains envahisseurs ou libérateurs.

En donnant la parole aux paysans, aux ouvriers, un petit groupe d'écrivains parmi

lesquels Carlo Lévi, Alberto Moravia, Elio Vittorini, Ignazio Silone, donne le coup d'envoi

au néo-réalisme. Ce mouvement fait rayonner la Cisalpine à travers le monde, inspire les

cinéastes qui vont sceller dans les mémoires le délabrement de cette population laissée à

l'abandon : un enfant cireur de chaussures un voleur de bicyclette, un filou lamentable,

un jeune désoeuvré, un dévot soumis au curé de village, nous disent : voilà dans quel état

les fascistes ont laissé le pays.

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