Métaphilologie de De lingua Graeca

Métaphilologie « de » De Lingua Graeca
« Tout au long de son histoire, la philologie propose du grec ancien un traitement visant à détailler les composantes de son identité, que caractérise une altérité singulière. Dès l'Antiquité, les écrits qui prennent pour objet cette langue sont nombreux et variés. » Tel était le programme (aussi ambitieux que risqué) de l'ouvrage De Lingua Graeca (Peter Lang, 2007), dont la finalité était triple : » historiographique, bibliographique, métalinguistique (et métaphilologique) ». Plutôt esquisse que synthèse, voire ébauche d'une somme infaisable, ce volume contenait une matière bien inférieure à la masse des données réunies par son auteur depuis une décennie. Pour prolonger, compléter, et en quelque sorte « déplier », De Lingua Graeca , Pascale Hummel amorce aujourd'hui une abondante série de « Cahiers de grec », dont le but est de rendre accessibles à un public large les sources imprimées (parfois méconnues) qui fondent la connaissance et l'apprentissage du grec pour l'époque moderne de la Renaissance au XX<sup>e</sup> siècle (parallèlement couverte par la base de données Cassandra ). Cette entreprise de longue durée combine ouvertement philologie et métaphilologie : en guise d'introduction, le présent opuscule, tout en revenant sur les enjeux et les limites de la somme de 2007, définit les modalités et les principes de cet indispensable complément sériel.