Le plus réel est ce hasard, et ce feu. Vol. 2. Défends-toi, beauté violente : intimations et expériences, 1985-2000

«A quoi sert la beauté mortelle ?» demande le fragment de Gerard Manley Hopkins qui sert d'épigraphe à la deuxième partie de ce volume : «Elle garde brûlante l'attention humaine pour les choses qui sont».
Depuis Un essai de ponctuation (1985, dédié à Jude Stéfan), jusqu'au dernier salut à Donatello (Florence, 2000), le même goût ardent du réel, la même rivalité amoureuse du poème avec la «musique de ce qui est», «le cru des choses - leur or» se donnent ici à lire avec force.
La conscience aiguë de l'étrangeté radicale de tout le réel provoque le pari d'art comme la seule possible «réponse» humaine au non-sens.
«Défends-toi, Beauté violente !» en appelle ainsi aux deux instances en conflit de l'éclat de ce qui est et des puissances d'art de la langue.