La nostalgie de l'occupation : peut-on encore se rebeller contre les nouvelles formes d'asservissement ?

La «nostalgie de l'Occupation», c'est avant tout le
sentiment d'une perte, peut-être irrémédiable. Le monde meilleur
dont les membres du Conseil national de la Résistance avaient
jeté les bases n'a-t-il été qu'une courte parenthèse ? Peut-on
encore se dresser efficacement contre ces nouvelles forces qui
se sont déchaînées et menacent l'humanité dans son existence
même ?
Ce livre ne traite donc pas de l'Occupation allemande, il
dresse le portrait de cette «Occupation» d'un genre inédit sous
laquelle nous semblons destinés à vivre. Il cherche à comprendre
les raisons pour lesquelles toutes les issues semblent bouchées.
Pourquoi les grands moments d'effervescence qui ont scandé la
vie des sociétés et permis le renouvellement de leurs structures
semblent-ils se raréfier et perdre leur puissance transformatrice ?
Comme toutes les sociétés, la nôtre cherche à persévérer
dans son être. Elle a donc développé des technologies qui tentent
de maintenir la température du groupe en dessous du seuil à
partir duquel le changement devient possible. Pourra-t-on encore
dévier l'histoire d'un cours qui semble inéluctable ?