Les conflits sociaux aux rivages du lac Tchad dus à la régression du niveau des eaux : le cas des populations du canton de Bol

L'eau est l'une des ressources naturelles indispensables. Son manque est
aujourd'hui source de conflits. Le lac Tchad, quatrième en Afrique et
septième dans le monde, a connu une régression rapide dans les quarante
dernières années. Les causes de cette régression ne sont pas seulement
les sécheresses aiguës, mais aussi l'augmentation des besoins en eau.
Le recul du niveau des eaux du lac Tchad a permis de récupérer d'immenses
terres cultivables, d'obtenir de grandes possibilités de pâturage et d'avoir de
grands espaces d'habitation. Ces immenses potentialités de la vallée du
lac Tchad ont attiré beaucoup de migrants, notamment les pêcheurs et les
éleveurs des pays riverains. La pression humaine conduit à la raréfaction
des ressources (en terres cultivables et en eau) et se solde par des conflits
entre les cultivateurs, les éleveurs et les pêcheurs.
La recrudescence de ces conflits s'explique par le manque de coopération
entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des ressources en eau
du lac Tchad.
Qui sont ces acteurs ? Quels rôles jouent-ils ? Comment communiquent-ils
les uns avec les autres ? Quelles relations ont-ils les uns envers les autres ?
L'auteur propose des pistes et stratégies, comme contribution pour une
gestion pacifique et durable des conflits sociaux dans le canton Bol et,
au-delà, dans toute la région