Marguerite : princesse de Bourgogne

Marguerite, princesse de Bourgogne, est la petite-fille de
Charles le Téméraire et la tante de Charles Quint. «Cette bonne
femme est le vrai grand homme de la famille», écrit Michelet.
Sa vie est un roman. Marguerite est reine de France à trois ans,
princesse d'Espagne à dix-sept, duchesse de Savoie à vingt et
un, régente des Pays-Bas bourguignons à vingt-six...
Dès sa naissance, en 1480, elle est un enjeu de pouvoir entre
Louis XI et son père, l'empereur Maximilien. Un traité la marie
au dauphin, mais Charles VIII lui préfère Anne de Bretagne et
l'écarte : à treize ans, répudiée, elle regagne les Pays-Bas.
En 1497, son père l'unit à Juan d'Espagne, qui meurt dans ses
bras à Salamanque, après six mois d'une union passionnée.
En 1501, elle épouse un troisième homme, Philibert de
Savoie, qui succombe à une pleurésie au retour d'une chasse.
À vingt-quatre ans, elle se retrouve seule - une fois répudiée
et deux fois veuve...
Son père voudrait la marier au roi d'Angleterre : elle refuse.
Il lui confie alors la tutelle de son neveu, le futur Charles Quint,
et la régence des Pays-Bas bourguignons, qu'elle gouverne
jusqu'à sa mort, en 1530.
C'est le destin exceptionnel de Marguerite que Jean-Pierre
Soisson nous conte avec émotion. Il se coule dans l'époque,
dans le coeur et dans l'âme d'une femme, qui est aussi un
grand poète, chantant l'amour blessé et les désillusions de la vie.