Le général Bonaparte et le renseignement : la période révolutionnaire et la première campagne d'Italie

Le général Bonaparte et le renseignement : la période révolutionnaire et la première campagne d'Italie

Le général Bonaparte et le renseignement : la période révolutionnaire et la première campagne d'Italie
Éditeur: SPM
2014171 pagesISBN 9782917232125
Format: BrochéLangue : Français

L'utilisation du renseignement dans les campagnes de Napoléon est

restée longtemps un sujet peu et mal connu. Certes de nombreux livres

ont été consacrés au fameux Schulmeister, cet espion peut-être aussi

fabulateur que Vidocq, son contemporain dans le monde du crime. En

tout cas Schulmeister a éclipsé d'autres agents secrets comme Le Lorgne

d'Ideville ou Thiard de Bissy dont l'activité est plus facile à cerner.

La vision du renseignement chez Napoléon est réduite, car l'Empereur

ne définit-il pas l'agent du renseignement comme «un bon général d'avant-poste»

? Il suffit d'avoir reconnu le terrain et d'être instruit sur l'importance

des effectifs ennemis et sur leurs mouvements. Le diplomate en poste chez

l'adversaire joue un rôle capital avant la campagne et l'éclaireur à cheval,

généralement un aide de camp, fournit le renseignement à chaud. Il y a aussi

les interrogatoires de prisonniers et les courriers interceptés.

Napoléon a compris l'intérêt du renseignement dès la première campagne

d'Italie comme on va le découvrir dans ce livre.

Pour étudier ces débuts de l'espionnage moderne, il fallait un spécialiste

doublé d'un érudit. C'est le cas d'Alain Montarras. Il parle de ce qu'il

connaît, mêlant son expérience d'officier à la I<sup>ère</sup> DFL à une connaissance

approfondie des archives. Il pressent, devine, imagine et le document vient

confirmer ses hypothèses. Ne fut-il pas le collaborateur de Roger Warin

dit Wybot, ancien chef du service de contre-espionnage de la France libre

à Londres puis directeur de la Direction de la Surveillance du Territoire ?

Alain Montarras, après avoir été sous-directeur de la DST, se verra nommé

en 1971 à la direction des Services des voyages officiels et de la protection

des hautes autorités. La façon de déjouer un attentat n'avait pas de secrets

pour lui. Il terminera sa carrière à la direction du Service de coopération

technique internationale de la police.

Il voulait, avant la vaste fresque qu'il était seul en mesure de brosser - son

décès prématuré en 2008 l'en aura empêché -, commencer par la première

campagne d'Italie. C'est là que Bonaparte rode des méthodes qui vont faire

merveille à l'époque de la Grande Armée.

D'étonnantes figures sortent de l'ombre comme Toli ou Pico, sans oublier

Landrieux, plus connu comme inspirateur des massacres de Vérone qui

permirent à Bonaparte de mettre la main sur la République de Venise.

La chance de Napoléon fut ensuite d'avoir d'excellents espions, souvent

hérités de la Révolution française.

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