Mon combat contre l'alcoolisme : le témoignage d'un ancien policier

Un premier coma éthylique à treize ans, une
consommation à domicile et dans de multiples
bars qui atteint cinq litres de vin par jour : le
parcours de Daniel Dabit aurait pu s'achever sans
bruit dans les coulisses cachées et honteuses d'un
commissariat.
Grâce aux médecins alcoologues et au compagnonnage
de militants de «Vie Libre», Daniel Dabit
accomplit avec succès, en 1974, une cure de
désintoxication. Guéri, il n'a de cesse de mettre sa
liberté reconquise au service de tous ceux qui
vivent la même dépendance. Syndicaliste policier,
il s'applique à faire reconnaître les ravages de
l'alcoolisme dans la police afin que les malades
puissent être soignés et, une fois guéris, pleinement
réintégrés.
Le récit de Daniel Dabit est traversé par un
formidable humour et un bonheur de vivre communicatifs.
Son histoire est celle d'un homme
lucide, toujours prêt à dénoncer les incohérences
de la politique, sans jamais oublier que la plus
grande des révolutions est celle de la fraternité.