Jeanne et Jean

Jeanne et Jean
Jeanne et Jean sont à l'extrême fin de leur vie.
Le texte les surprend à leur tout dernier moment juste avant leur disparition.
Un temps suspendu car la notion d'avenir n'a déjà plus de sens. Tout est joué.
Restent deux monologues croisés qui parfois dialoguent, où se mélangent souvenirs heureux et regrets, plaisirs ou blessures inguérissables, apaisements ou rancunes tenaces.
Où se dessine l'histoire en pointillé d'un couple si ancien que leurs individualités mêmes semblent s'être dissoutes dans une dualité pourtant fortement marquée.
Où la mémoire est interrogée dans son rapport à la réalité. Ce qui est passé a-t-il vraiment existé ? Cette question taraude Jean dans une révolte rageuse, quand Jeanne, elle, trouve dans ses souvenirs accumulés un apaisement et une justification d'être.
Qu'est-ce donc que la mémoire ? Fonde-t-elle la continuité et donc l'identité d'un être ?
Que reste-t-il en « fin de partie » ?
Jeanne et Jean ? Une ode au désespoir ? Un hymne à la vie ?