La nouvelle de ma mort a été très exagérée

Une course moto part de Côte d'Ivoire à la fin des années 1970. En
s'éloignant de la sensuelle Abidjan, les sentiments peu à peu se dénudent,
dans une atmosphère d'Ouest sauvage. Et puis arrivent les immensités
désertiques où la vitesse et ses vertiges reprennent leurs droits. Jusqu'au
naufrage, de l'autre côté de la soif.
Ce roman comporte deux parties. D'abord la description cruelle,
ironique, attendrie, éblouie d'un Paris/Dakar ou d'un Côte d'Ivoire/Côte
d'Azur d'autrefois, d'une Afrique Noire aujourd'hui disparue, d'un
Sahara d'avant le GPS où les aventuriers prennent leurs responsabilités
sans pleurnicher ni réclamer un avocat. Et, soudain, au coeur du Ténéré,
se produit un basculement dans un Desertworld futuro-régressif où la
gracieuse Captain Tamacheq, si habile dans les tempêtes, qu'elles soient
de sable ou d'amour, séduit le General Motors, un surfeur de vagues
géantes qui guette la fin du monde. Mais de quel monde ?
Car voilà que renaît la petite musique, tour à tour légère ou grave,
comique ou tragique, cynique ou sentimentale, de cette balade du temps
jadis avec l'Afrique, le désert, la course, la vitesse, la solitude. Avec la
vie, l'amour, la mort, comme à chaque fois que les hommes vont au bout
de leurs passions.