Les draps blancs

Anna Vollard est une femme d'une quarantaine d'années, très belle, très
vivante, pleine d'humour. « Appelé un jour à son chevet, je découvre
qu'elle est atteinte d'un cancer en phase terminale, qu'elle est aussi
médecin et qu'elle a accompagné de nombreux patients jusqu'à la mort.
Elle désire s'éteindre chez elle, dans son appartement et souhaite qu'à mon
tour j'essaie de l'y aider.... » Une relation très forte va se développer, faite
d'abord d'échanges professionnels, puis de liens d'affection, d'amour enfin.
«Anna Vollard habite dans un village, celui de la colline de Montmartre,
où les gens se connaissent, se voient arriver, vivre et partir. Les visites successives
auprès des malades, m'ont permis d'écrire le roman de leurs vies
et de leurs fins de vies...» La gravité de ces situations, laisse place à nombre
d'anecdotes pittoresques et vécues. Le caractère romanesque et onirique de la
narration confère une tension au récit qui se lit comme un thriller.
Anna Vollard avait choisi de «partir» chez elle, comme plus de
200 000 personnes en France, qui chaque année meurent entourées de leurs
proches. Son histoire et celle des autres personnages portent témoignage de
leurs attentes et espérances d'une fin de vie moins anonyme, plus paisible et
sans doute même plus humaine.