Heures jamesiennes : essai

«Le plaisir procuré par une oeuvre d'art, l'acceptation d'une
irrésistible illusion, constituant, à mon sens, notre plus haute
expérience du "luxe", le luxe n'est pas le plus grand, selon ma
mesure conséquente, quand l'oeuvre demande la plus petite
attention possible. Il est plus grand, il est délicieusement,
divinement grand, lorsque nous sentons que la surface,
comme la glace épaisse d'une patinoire, supporte sans
craquer la plus forte pression que nous pouvons y appliquer»
(Henry James, préface de 1909 aux Ailes de la colombe ).
Il y a maintenant un quart de siècle que Jean Pavans, par
ses traductions, ses analyses, ses adaptations théâtrales,
approfondit sa relation avec l'oeuvre immense de Henry James.
Loin d'un essai académique, les Heures jamesiennes sont le
reflet concentré d'une singulière aventure littéraire. Elles
examinent les raisons intimes d'une fascination, en sondant
les racines psychiques du génie de James. Elles comportent
une nouvelle élaborée sous forme de pastiche, traitement
jamesien d'un sujet propre à l'expérience personnelle du
pasticheur. Elles évoquent enfin les concrétisations au théâtre
de cette longue exploration d'un art suprême du roman.