Ecrire après Auschwitz : Jorge Semprun, Primo Levi, Jean Cayrol, Imre Kertesz

Écrire après Auschwitz ? Comment imaginer
écrire, nommer l'innommable ?
Pierre Mertens nous invite à lire ces auteurs qui,
revenus des camps de la mort, ont pris la parole.
Il se penche autant sur leur façon de la prendre
que sur leur mise en mots de l'abject.
Si, pour le philosophe Adorno, "l'art - et plus
particulièrement la poésie - apparaissait comme
impensable après Auschwitz", des auteurs ont
pris le parti contraire : Paul Celan, Primo Levi,
Robert Antelme, Jean Cayrol, Jorge Semprun,
Micheline Maurel, Soazig Aaron et enfin Imre
Kertész, récemment consacré par le Jury du
prix Nobel.
Chacun de ces auteurs a écrit les camps en un
langage propre et, paradoxalement, certains de
ces passages par la fiction restituent plus de vérité
encore qu'un témoignage.