Le nouveau monde. Exil(s)

Avec ce premier recueil, Ossian Perez ose des poèmes dont le
sens, comme caché pour mieux se découvrir ensuite, semble recouvrir
nos doutes d'une soie douloureuse. C'est l'inconscient qui
transparaît dans la maîtrise de cette écriture dont la blessure n'est
jamais exsangue.
Ossian Perez ne nomme pas les choses, préférant s'affranchir
des causes et des phénomènes, mais opte pour la force des symboles
comme pour mieux exercer son intuition qui est celle d'un
voyant au-delà des formes. Ses poèmes lèvent nos doutes, débusquent
nos peurs avec une sensibilité rare.
Peu à peu défaits de nos liens, la lecture de ses poèmes nous
renvoie à nous-mêmes et nous donne à voir cette part d'invisible
qui nous échoit.
Dans cette ville
Un angle mort
Médite sur toi
Trouve-le
Afin que tout ne soit pas perdu
Dans l'ordre des choses