Faut-il sauver les grandes écoles ? : de la culture de la sélection à la culture de l'innovation

Véritables machines à sélection, les grandes
écoles constituent d'efficaces cabinets de recrutement
pour le CAC 40, sans être pour autant les
moteurs de l'économie d'innovation qu'elles
pourraient et devraient être, compte tenu de
leurs liens privilégiés avec les entreprises. Leur
bonne santé apparente est trompeuse et leur
degré de fermeture sociologique insupportable.
Loin de pouvoir rivaliser avec les grandes universités
scientifiques et technologiques étrangères
- foyers de l'économie de la connaissance et fers
de lance de la compétitivité de leurs pays -, les
écoles d'ingénieurs sont beaucoup trop petites,
fermées et franco-françaises.
La France prend un retard considérable alors que
les solutions sont connues : regrouper les écoles
en ensembles de taille internationale ; intensifier
les liens avec les universités ; accroître la diversité
sociale et culturelle ; internationaliser vigoureusement.
Elles ne demandent que du courage
politique. Le temps presse.