Religion(s) et identité(s) en Europe : l'épreuve du pluriel

La religion connaît une visibilité nouvelle depuis une quinzaine
d'années, en Europe comme dans le reste du monde. Pourtant,
très souvent, lorsque celle-ci semble être en cause, ce n'est pas
d'elle dont on parle vraiment.
Au-delà de l'objet «religion», cet ouvrage appréhende donc les
recompositions plus larges qui travaillent le continent européen à
travers la relation entre politique et religion, et éclaire les
diverses définitions du juste et du légitime, de la nation et de
l'Europe à l'âge de la globalisation. Loin de privilégier la «clé
religieuse» ou à l'inverse la «clé politique» comme mode de
déchiffrement du temps présent, il tient compte de différents
facteurs (politiques, économiques, sociaux, religieux), de leurs
liens et des instrumentalisations dont ils font parfois l'objet.
La démarche esquisse une triple rupture : avec la problématique
des «frontières» de l'Europe, abordée ici non par ses limites mais
par les circulations en son sein ; avec les lectures faites par les
«communautarismes» et le rôle que jouerait le religieux dans leur
développement ; avec les catégories classiques de la sociologie
politique des religions, grâce à des analyses centrées sur le
concept de croire.
Un rare ouvrage à proposer un panorama de la question des
religions en Europe