Place de la Concorde ou Vie et mort d'un régime politique : sotie en quatre journées

Place de la concorde ou Vie et mort d'un régime politique
Barras . - Citoyen, tu es nommé commandant en chef de l'armée d'Italie.
Bonaparte . - D'Italie ? Pas question, citoyen ! Je ne partirai pas.
Barras . - Tu ne partiras pas. Quand je cherche à récompenser le vainqueur de Vendémiaire ? Quand je lui fournis une nouvelle occasion en or de se distinguer aux yeux de la République, de se couvrir de gloire, de s'attirer la reconnaissance des Français ?
Bonaparte . - Je ne partirai pas.
Barras . - Me répondre çà, à moi ? Citoyen, qui t'a fait général ?
Bonaparte . - Citoyen, qui t'a fait Directeur ?
On sait que Bonaparte aura le dernier mot, précipitant Barras dans les oubliettes de l'Histoire.
Mais l'homme qui a fait de l'espace où se dressait la guillotine la place de la Concorde, défendra farouchement le régime qu'il incarne, le Directoire, à travers les années les plus folles de la première République.
Fouché, Talleyrand, Joséphine, madame de Staël et combien d'autres, sont partie à ce duel qui va décider du destin de la nation.