Economie politique (L'), n° 31. Quel patriotisme économique ?

Economie politique (L'), n° 31. Quel patriotisme économique ?

Economie politique (L'), n° 31. Quel patriotisme économique ?
2006112 pagesISBN 9782352400080
Format: BrochéLangue : Français

Le patriote, le politique et les économistes

Au début des années 1960, le grand économiste libéral

Michael Angelo Heilperin rappelait que les gouvernements

«se sont presque toujours manifestés comme intervenant

dans la finance et le commerce internationaux». Pourquoi ?

Non pas tant parce qu'ils «désirent l'isolation internationale

pour elle-même, que parce qu'ils désirent être libérés des

"effets perturbants" de l'interdépendance économique internationale».

Un objectif que semble partager - avec modération - le gouvernement

français actuel avec son «patriotisme économique»

fondé sur une liste de secteurs et d'entreprises

dont il souhaite conserver les centres de décision en France.

Pourtant, à entendre le président de la Commission européenne,

José Manuel Barroso, ou Jean-Philippe Cotis, économiste

en chef à l'OCDE, on a l'impression que la France a

réveillé la bête immonde d'un nationalisme économique

belliciste, totalitaire et collectiviste !

Face à ce débat, les économistes français sont restés silencieux.

Sept d'entre eux réagissent ici. Tous, sauf Jacques

Sapir, refusent le recours à des politiques protectionnistes.

Une très grande majorité d'entre eux se satisfont de la mondialisation

actuelle, soit qu'elle leur paraisse bénéfique,

soit qu'elle soit présentée comme source de contraintes

incontournables. Seuls Olivier Pastré refuse un internationalisme

sans contrôle, tandis que Roger Guesnerie appelle

à dépasser «le paradigme de l'échange entre nations

mutuellement avantageux» pour instaurer un «mieux de

commerce» qui reste encore à définir...

Ch. Ch.

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