Ahmed Sékou Touré (1922-1984) : président de la Guinée de 1958 à 1984. Vol. 7. Juin 1977-Mars 1984 : chapitres 77 à 89

Le diplomate français André Lewin, qui était au
début des années 1970 porte-parole du secrétaire
général de l'ONU, a négocié, comme envoyé spécial
des Nations Unies, la normalisation des relations
diplomatiques entre la Guinée et la France, intervenue
le 14 juillet 1975. Il a ensuite été ambassadeur de
France à Conakry jusqu'en 1979, et n'a cessé depuis
lors de s'intéresser à ce pays. Il entretenait des relations
confiantes et même amicales avec Ahmed
Sékou Touré, président de la Guinée de 1958 à 1984. Il lui a consacré une
thèse de doctorat d'histoire, soutenue en 2008 à l'Université d'Aix-en-Provence.
Le tome 7 de cette biographie traite de la vive controverse qui a opposé
en 1977 Sékou Touré et François Mitterrand à propos de la position du
Parti socialiste français sur les droits de l'homme en Guinée, du coup
sévère pour le leader guinéen qu'a signifié la marche des femmes du
27 août de cette même année, de la réconciliation à Monrovia en mars
1978 entre Sékou Touré, Houphouët-Boigny et Senghor, de l'attentat du
KGB contre l'ambassadeur de France, de la visite en Guinée d'Edgar Faure
et, un mois plus tard, en décembre 1978, du président Valéry Giscard d'Estaing,
de l'«offensive diplomatique» qui a amené Sékou Touré à multiplier
après 1978 voyages et médiations en Afrique et ailleurs, de la visite
effectuée par Sékou Touré en France en 1982, de sa surprenante invitation
à Jacques Foccart, et finalement du voyage du leader guinéen aux États-Unis,
où il est mort en mars 1984 au cours d'une opération cardiaque. Le
livre se termine par la prise du pouvoir par les militaires le 4 avril 1984,
l'avènement de la 2<sup>e</sup> République et le démantèlement du régime révolutionnaire,
l'ouverture du camp Boiro et l'arrestation des dignitaires de l'ancien
régime.