Georges Buisson, père de la Sécurité sociale

Georges Buisson, employé de commerce devenu secrétaire de la
Fédération CGT des employés en 1920, puis un des secrétaires
de la CGT, s'engage pour les assurances sociales, dès 1922 ;
le présent livre donnant le détail des débats sur les assurances
sociales durant vingt ans.
Après le vote de la loi en 1930, Buisson met en place et préside
les caisses Le Travail, qui sont celles de la CGT. Engagé dans la
Résistance, il représente la CGT à Londres, et est vice-président
de l'Assemblée consultative provisoire, celle de la Résistance,
à Alger, dès novembre 1943. Il représente la France, pour le
groupe ouvrier, lors de la Conférence internationale du travail
de Philadelphie, en 1944. Dans ce contexte, il est l'auteur,
le 24 juillet 1945, de l'avant-projet d'ordonnance de la Sécurité
sociale, pour qu'elle soit mise en place au 1<sup>er</sup> janvier 1946.
L'ordonnance officielle, celle du 4 octobre, n'est que le «copié-corrigé»
des 88 articles de celle Buisson.
Cet ouvrage, rédigé en hommage à Buisson pour les 70 ans de
sa disparition, révèle et reproduit in extenso le texte vraiment
fondateur de la Sécurité sociale, celui du 24 juillet, document
public publié et depuis lors occulté et passé sous silence. Pour cet
hommage, une injustice est réparée, comme est rendue à la CGT
confédérée et au syndicalisme libre et indépendant de la Charte
d'Amiens, une de ses plus glorieuses victoires : la Sécurité sociale
avec la Libération. Et l'on peut dire, légitimement : «Georges
Buisson, père de la Sécurité sociale» !