Eloge de la culture scolaire

Le monde de l'éducation est en crise. Et le malaise vient de
loin. Il s'est installé peu à peu dans l'«après-68», par une
déstabilisation de l'institution scolaire, sous l'effet d'une mise en
cause de la culture transmise et, par contrecoup, des enseignants.
L' Éloge de la culture scolaire n'est pas seulement une
tentative pour remonter aux sources du malaise. Par delà la
recherche des causes, Guy Coq pose un ensemble de questions
incontournables sur les politiques éducatives conduites par les
gouvernements de droite comme de gauche.
N'est-il pas temps de réfuter fermement l'accusation de
«corporatisme» du mouvement enseignant ? Le dénigrement du
prof peut-il longtemps tenir lieu de politique de l'école ? La
frénésie de l'égalitarisme ne conduit-elle pas à une impasse avec
l'accélération artificielle du nombre des bacheliers ? S'est-on
assez interrogé sur le rôle de l'individualisme dans la société
démocratique, vecteur de liberté mais aussi de déstabilisation
d'une institution comme l'école ?
Ces interrogations et beaucoup d'autres - sur la laïcité et la
religion à l'école, le besoin de la philosophie dans la pratique
éducative, la question de l'autorité, la transmission des valeurs,
etc. - font de ce livre, aboutissement d'une analyse sur la longue
durée, un véritable document pour aborder les raisons du malaise
enseignant, et le replacer dans un débat qui concerne la société
tout entière.