Les Pardaillan-Gondrin, ducs d'Antin ou La descendance du marquis de Montespan

Les Pardaillan-Gondrin, ducs d'Antin ou La descendance du marquis de Montespan

Les Pardaillan-Gondrin, ducs d'Antin ou La descendance du marquis de Montespan
Éditeur: Guénégaud
2006317 pagesISBN 9782850231247
Format: BrochéLangue : Français

Le patronyme des Pardaillan-Gondrin respire sa

Gascogne profonde. Il porte en lui plusieurs siècles

d'histoire dans un grand bruit d'armures et une

odeur de poudre ramenés des guerres lointaines.

Mais la famille sait aussi négocier des alliances

fructueuses pour arrondir son patrimoine et

magnifier ses armoiries. A pas de chat, elle

approche du pouvoir parisien. Au début du

XVIII<sup>e</sup> siècle, c'est presque fait.

Si le mariage du marquis de Montespan avec

la flamboyante Françoise de Rochechouart-Mortemart

a tourné à l'aigre pour cause de

cocufiage royal, leur fils légitime Louis-Antoine

brûle les étapes de l'ascension sociale et partage

vite le dessus du panier nobiliaire avec les plus

grands noms : Uzès, Noailles, Montmorency-Luxembourg.

Il atteint les sommets : surintendant des

Bâtiments du Roi, gouverneur de l'Orléanais, duc d'Antin,

pair de France et, pour couronner le tout, chevalier du Saint-Esprit, l'ordre le plus

prestigieux de l'Ancien Régime. Il paya de sa personne : pendant 30 ans, sous Louis

XIV, le Régent et Louis XV, son sens du devoir, son dévouement à l'art, son

acharnement au travail en font un grand serviteur moderne

de l'Etat dans la défense et l'embellissement du

patrimoine architectural et paysager français dont

nous profitons encore aujourd'hui. Souvent

calomnié de son vivant, oublié des historiens ou

relégué au rôle de brillant courtisan par Sainte-Beuve,

il mérite d'être réhabilité.

Son petit-fils, Louis II, très engagé dans la

franc-maçonnerie, sera le premier grand maître

français des loges du royaume pendant 5 ans

succédant à trois exilés britanniques stuartistes.

Devenus hommes de Cour, les 3 ducs d'Antin

conservent le goût gascon de la parade et du luxe

ostentatoire pour glorifier leur réussite. L'or fond

vite au soleil de Versailles. Les dettes accumulées et

la mort précoce des descendants du premier duc,

emportés par les épidémies du temps, donnent à la

dynastie un destin d'étoile filante.

L'histoire exemplaire des ducs d'Antin propose en fait une

passionnante plongée dans la première moitié du XVIII<sup>e</sup> siècle. Amateurs ne pas

s'abstenir.

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