Georges Braque : père du cubisme, initiateur de l'art contemporain

Georges Braque : père du cubisme, initiateur de l'art contemporain

Georges Braque : père du cubisme, initiateur de l'art contemporain
2013351 pagesISBN 9782909225302
Format: ReliéLangue : Français

Né d'un père et d'un grand-père peintres décorateurs, Georges

Braque était destiné à devenir artisan. Il suivit cependant des

cours pour devenir artiste peintre jusqu'en 1905.

En 1906, il découvre le fauvisme de Matisse et Derain. Il peint

dans ce style avec une maestria qui démontre très vite sa virtuosité.

À la fin de cette année, il s'émerveille devant les oeuvres «déstructurées»

de Cézanne, qui vient de disparaître. Il comprend

immédiatement l'intérêt de ce génie, et s'aperçoit que celui-ci n'a

réalisé qu'une partie de son travail. Il décide alors de compléter

les conceptions de son maître en «restructurant» intellectuellement

l'objet par différents plans géométriques : il créera ainsi la

quatrième dimension, la dimension intellectuelle.

En 1907, Braque devient précubiste, puis cubiste en 1908.

En 1909, le maître poursuit ses recherches dont le but est de synthétiser

l'objet jusqu'à sa disparition totale. Il atteint là, une dimension

nouvelle : l'abstraction. Il n'est âgé que de 27 ans.

Ce parcours est à ce jour sans égal dans l'histoire de la peinture.

Picasso, qui a très vite compris la démarche de Braque, le rejoint

aussitôt. Son cubisme s'achève en 1922 et laisse place à la troisième

période de Georges Braque : «la période thématique», au

cours de laquelle il peint des séries d'oeuvres dans des thèmes qu'il

affectionne et perfectionne inlassablement. En 1961, Georges

Braque prenant conscience du peu d'oeuvres réalisées dans la troisième

dimension, lui, l'inventeur du cubisme, choisira une

centaine de ses oeuvres qui seront transposées dans la troisième

dimension avec l'aide du sculpteur-lapidaire le baron Heger de

Loewenfeld. Ces oeuvres seront présentées au palais du Louvre en

1963, à la demande d'André Malraux, ministre des affaires culturelles

du général De Gaulle. Le peintre meurt trois mois après

cette exposition.

Au moment de prononcer l'hommage national, Malraux jugea

utile de rappeler que «si les Français savent qu'il y a une part de l'honneur

de la France qui s'appelle Victor Hugo, il est bon de leur dire

qu'il y a une part de l'honneur de la France qui s'appelle Braque.»

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