Justice, nature et liberté : les enjeux de la crise écologique

La plupart des observateurs s'accordent aujourd'hui sur le fait que
les sociétés industrialisées sont entrées dans ce que l'on a coutume
d'appeler «la crise environnementale». L'émergence de cette crise
est difficile à dater. Elle a été reconnue au niveau international à
Stockholm en 1972, et depuis, les sommets et initiatives se succèdent
pour tenter d'y remédier, avec assez peu de succès. Les pressions
humaines sur l'environnement augmentent, et les biens tirés
des ressources sont de moins en moins bien répartis.
Changement climatique, couche d'ozone, épuisement des
réserves pétrolières sont autant de sujets qui semblent témoigner
que «notre maison brûle». Mais savons-nous exactement ce qui
brûle dans la maison ? Savons-nous par où commencer pour
éteindre l'incendie ? Cet incendie est-il volontaire ou est-ce un accident
? Luttons-nous efficacement contre sa propagation, ou conti-nuons-nous
chaque jour à l'attiser un peu plus ? Les victimes
peuvent-elles à juste titre s'en prendre à des incendiaires identifiables
?
Fabrice Flipo, dans une approche interdisciplinaire, s'attache à
reconstruire le contexte : il s'agit à la fois d'une histoire philosophique
et d'une enquête de terrain. Il critique la principale théorie
actuellement en cours sur la scène internationale - le cosmopolitisme
néo-libéral - et tente de proposer un nouveau cadre conceptuel
pour comprendre le problème de la justice dans la crise
environnementale.