La garde prétorienne dans la Rome antique

La garde prétorienne dans la Rome antique

La garde prétorienne dans la Rome antique
2004159 pagesISBN 9782847720334
Format: BrochéLangue : Français

Dans ce nouveau livre, l'auteur retrace l'histoire de ce corps

d'élite exceptionnel. Ecrivain et conférencière, l'auteur, ancienne parisienne,

réside actuellement près de Provins, en Seine-et-Marne.

«Alors que la foule assistait aux jeux capitolins, une troupe de

prétoriens pénétra dans le palais impérial où étaient restés Pupien et Balbin...

Les soldats firent irruption dans la pièce, les dépouillèrent tous deux de leurs

vêtements royaux et les éjectèrent du palais sous les injures. Après les avoir

roués de coups, ils voulaient les traîner de force à travers la ville jusqu'au

camp, mais quand ils virent que les Germains accouraient pour les défendre,

ils les tuèrent tous les deux et les abandonnèrent en pleine rue. Puis, ils se

retournèrent vers le jeune Gordien III pour l'acclamer empereur.»

Qui étaient donc ces prétoriens ? Dans l'Empire romain, c'étaient

des soldats d'élite privilégiés résidant à Rome, qui assuraient la garde de

l'empereur et sa protection. Mais lorsque l'empereur se révélait être un

incapable ou qu'il ne leur plaisait plus, ils se révoltaient, massacraient

l'empereur... et en désignaient un autre. A plusieurs reprises, ils furent ainsi

les maîtres de Rome : en 69, après le suicide de Néron, lorsqu'ils furent à

l'origine de l'accession de Galba et d'Othon au trône impérial ; en 193, après

l'assassinat de Commode, lorsqu'ils mirent l'Empire aux enchères et l'offrirent

au plus offrant ; en 238, lorsqu'ils massacrèrent Pupien et Balbin, les deux

empereurs désignés par le sénat, et proclamèrent Gordien III.

Si certains de ces puissants préfets du prétoire, tels Séjan, Tigellin,

Cléandre, furent les mauvais génies de leur empereur, nombreux parmi eux,

cependant, furent les précieux conseillers de l'empereur pour l'administration

de l'Etat.

En fait, pendant trois siècles, les prétoriens ne jouèrent ce rôle de

"faire et défaire" les empereurs que six fois, et pourtant ce sont ces " pronunciamento "

qui leur donnèrent leur détestable renommée. En réalité, ils furent

le plus souvent les gardiens fidèles de l'empereur, participant à ses expéditions

militaires tout en assurant l'ordre public dans la ville. Ayant perdu tout

pouvoir à partir de Dioclétien, ils furent supprimés, en 312, par Constantin.

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