Manuscrits et enluminures dans le monde normand (Xe-XVe siècles) : actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 29 septembre-1er octobre 1995

S ur le territoire de la future Normandie, au début du X<sup>e</sup> siècle, il ne reste plus guère de bibliothèques, monastiques ou cathédrales, qui ont pu échapper au pillage des Vikings.
Le début du XI<sup>e</sup> siècle voit renaître l'art d'écrire et d'enluminer les manuscrits dans les monastères normands qui se relèvent de leurs ruines. L'éclat exceptionnel de ces scriptoria des XI<sup>e</sup> et XII<sup>e</sup> siècles coïncide avec l'expansion normande en Angleterre et en Italie du Sud.
Mais à partir du XIII<sup>e</sup> siècle les choses changent avec l'apparition des universités et l'intégration de la Normandie au royaume de France: il y a désormais des ateliers où des gens de métier et des artistes professionnels produisent des manuscrits de belle facture pour une clientèle aisée. Mais copistes et enlumineurs disparaissent à la fin du XV<sup>e</sup> siècle quand l'imprimerie absorbe le marché du livre.