Mourir sur l'échafaud : sensibilité collective face à la mort et perception des exécutions capitales du bas Moyen Age à la fin de l'Ancien Régime

Sur une période de trois siècles et demi environ,
prenant pour point de départ des textes de lois
ou des témoignages remontant au début du XV<sup>e</sup>
siècle et comme terme final les années 1760,
cet essai se situant au carrefour de l'histoire
pénale et de celle des mentalités examine les
règles de droit et de morale, la mise en oeuvre et
les attitudes collectives à l'égard des exécutions
de condamnés sur la plus longue durée possible
dans le cadre d'une pensée unique favorable de
manière permanente et homogène au principe
même de la peine de mort. Le livre permet ainsi
de mieux connaître et surtout comprendre dans
tous ses aspects la réalité de ces supplices
dans le Royaume de France et dans les territoires
de la Belgique actuelle - Pays-Bas espagnols
puis autrichiens et Principauté de Liège -
durant l'Ancien Régime, mais il montre aussi
au fil des pages qu'une autre lecture de la mort
sur l'échafaud et de tous les récits d'exécution
est permise en décodant ceux-ci comme autant
d'exemples de l'art de bien ou de mal mourir,
exemples vécus et analysés par toute les couches
de la population avant les évolutions mentales
du Siècle des Lumières, et encore par la
majorité de nos ancêtres ensuite.