André Maginot : un destin, un héritage

Un destin
Dans des circonstances exceptionnelles, les caractères forts sont rares.
André Maginot était l'un de ceux-là. On peut penser, avec Gérard Longuet,
que son action aurait pu être décisive s'il n'était pas mort en 1932, à 54 ans.
Mais le nom de Maginot reste attaché à une ligne de défense dont il n'est
pourtant pas le concepteur, une ligne coûteuse et inutile qui n'a pas suffi
à éviter la déroute de 1940.
Au-delà des légendes, Gérard Longuet et Marc Sorlot brossent le portrait
du soldat mutilé qui s'est aussi battu pour la défense des droits de ses
compagnons d'armes et des combattants de toutes les guerres. Un homme
politique porté par ses valeurs républicaines, un humaniste, un ministre
volontaire, un visionnaire ouvert sur le monde.
Un héritage
Pour la première fois, la plus ancienne fédération française d'anciens
combattants fait l'objet d'une étude historique. Elle présente son action
civique et solidaire dans l'esprit d'André Maginot, qui fut l'un de ses
présidents les plus actifs.
Avec ce même souci de transmission des valeurs dans la société française,
elle intervient auprès de la jeunesse et dans des domaines souvent méconnus
comme la recherche et le handicap.
Aujourd'hui encore, la Fédération Nationale André Maginot conjugue sur la
longue durée audace, imagination, générosité en restant tournée vers l'avenir.