Renaître avec Osiris et Perséphone : Alexandrie, les tombes peintes de Kôm el-Chougafa

1993 : Jean-Yves Empereur, directeur du Centre d'Études Alexandrines,
équipe du CNRS basée à Alexandrie, découvre de pâles traces de peintures
dans une tombe souterraine mise au jour un siècle auparavant.
1996 : le photographe André Pelle, utilisant la lumière utraviolette,
révèle deux scènes superposées, qu'étudient et publient les archéologues
Anne-Marie Guimier-Sorbets et Mervat Seif el-Din : la momification
d'Osiris surplombant le mythe de l'enlèvement de Perséphone.
2012 : muni d'un appareil photo numérique, André Pelle redescend
dans les catacombes et le traitement sur Photoshop de ses nouveaux
clichés produit des images quasi magiques : les traits des personnages
apparaissent avec netteté et même certaines couleurs. Dans ce premier
volume de la nouvelle collection Antiquités Alexandrines , il présente les
résultats subtils de son travail inédit sur ces scènes peintes, commentées avec science par Anne-Marie Guimier-Sorbets
et Mervat Seif el-Din. Elles dégagent la signification de cette double série de documents tout à fait exceptionnelle :
l'expression figurée selon les deux religions égyptienne et grecque, dans le milieu multiculturel de l'Alexandrie du début
du II<sup>e</sup> siècle de notre ère, d'une forte croyance dans un au-delà heureux.