L'âge de la révélation

Stéphanie a «tout pour être heureuse». Un métier rémunérateur,
un appartement, une voiture, un amant... Pourtant,
Stéphanie est désenchantée, ses histoires de famille la gênent aux
entournures et elle se demande d'où vient ce mal-être : elle ne
comprend pas pourquoi sa mère d'origine algérienne ne veut pas
se souvenir de son enfance et veut effacer jusqu'à la mémoire
même de sa naissance et de son pays. Elle ne comprend pas non
plus ce père français médecin qui cumule les contradictions : une
sensibilité politique d'extrême-droite s'accommodant d'une
femme algérienne épousée en pleine guerre d'Algérie et une tendance
à la boisson, comme s'il voulait noyer une partie de sa vie.
Mais il y a Tessa. Stéphanie la vénère parce qu'elle lui fait percevoir
un univers plus vaste, mais plus humble, plus universel,
mais plus proche. Tessa et ses silences, Tessa et sa mémoire
enfouie. Progressivement, elle va révéler à Stéphanie ce qui
donne à sa vie cette profondeur, cette douceur et cette mansuétude
qui attirent et apaisent Stéphanie. C'est de Tessa qu'elle
apprendra les rudiments de la spiritualité soufie.