Un marin, un Martiniquais, notre grand-père

Un marin, un martiniquais, notre grand-père
Aux derniers temps de la marine à voiles, Marcel Héber-Suffrin
commence à naviguer comme mousse sur un petit caboteur
le long des côtes de la Martinique. Il terminera capitaine au
long cours. Magnifique parcours ! Mais que d'efforts pour le
« nègre » que ses collègues voyaient en lui, et que d'aventures :
guerre, naufrages, abominable calvaire - vécu avec un courage
auquel son capitaine rendra un bel hommage - sur un canot
de sauvetage livré à la tempête...
Malade, mais non découragé, il revient s'installer à la
Martinique. C'est alors que « La Catastrophe » vient, effroyable,
« troubler l'existence si paisible de nous autres Martiniquais »,
vient, en quelques minutes, anéantir une ville entière et ôter la
vie à près de trente mille hommes.
C'est là ce que nous racontent ses manuscrits qu'on trouvera
ici, publiés, tout juste cent ans après sa mort.
À sa veuve et à ses trois jeunes fils, il n'a rien légué d'autre
que l'exemple de son magnifique dynamisme ; un exemple que
tous quatre sauront suivre.