Si patrie en était une

Incertain demeure l'avenir du Congo natal de l'auteur, petit
pays qui compte à peine trois millions d'habitants. L'espoir
d'un futur prospère dans cette partie du monde est des
plus évanescents. Le peu de quiétude et de stabilité sociale
évoqué ici se conjugue dans une agreste nostalgie. Le défaut
de démocratie continûment décrié en freine tout essor.
Victimes de violence, ces peuples sont réduits en des ombres
désemparées. Paul N'zo Mono suggère d'inventer la parole
comme une recherche profonde, un des remèdes aux maux qui
minent son pays depuis plus d'un demi-siècle d'indépendance.
Aussi s'interroge-t-il :
Avons-nous percé mystères de nos antres forestiers ?...
Savons-nous du coin d'un jour moissonner l'espérance ?...
Avons-nous raison d'aimer nos chers pays ?